Empire

Général Pelet

Référence : GLPELET

Jean-Jacques Germain Pelet-Clozeau, né à Toulouse le 15 juillet 1777 et mort le 20 décembre 1858 à Paris, est un général français de l’Empire.

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Les sources divergent pour ce qui est de son premier prénom composé : par exemple Christian Audebaud, auteur d'une biographie consacrée au général Pelet l'appelle Jean-François Germain Pelet-Clozeau. 

De 1790 à 1795 : il fait ses études au collège royal de Toulouse (collège national en 1791).

De 1795 à 1799 : il est élève à l'école des Sciences et des Arts de Toulouse.

En 1799 il est engagé volontaire à Toulouse. Il est admis dans le corps des officiers ingénieurs géographes. Puis il devient l'aide de camp du général Aubugeois.

En 1800 il est employé aux travaux du génie à l'armée.

De 1801 à 1805 : il participe aux travaux pour l'établissement de la carte d'Italie sous la direction du colonel Brossier.

En 1802 il est promu lieutenant.

En octobre 1805 il est aide de camp du général André Masséna.

En 1807 il sert en Pologne en tant que capitaine.

En 1809 il sert en Autriche, puis est élevé au grade d'officier de la Légion d'honneur.

En 1810-1811, il sert au Portugal, toujours comme aide de camp de Masséna.

En 1812, il sert en Russie, participe à la Campagne de Russie puis à la Retraite de Russie. Et en 1813 il sert en Allemagne

En 1814-1815 il sert en France et en Belgique et commande la brigade de chasseurs à pied de la Vieille Garde, notamment à Waterloo...

Le 23 septembre 1823 il épouse Antoinette Marguerite Henriette-Eudoxie d'Amalric, d'une ancienne famille provençale, fille de François-de-Sales d'Amalric et de Marguerite-Sophie de Logier. Il acquiert la maison de campagne de Villenoy (devenue la mairie).

En 1830 il est créé baron à titre personnel.

En 1831, Pelet est autorisé à s'appeler Pelet-Clozeau (pour se distinguer des homonymes ou prendre le nom d'une de ses propriétés de Villenoy).

Général de brigade, maréchal de camp, il est également anobli avec le titre de baron Jean-Jacques Germain Pelet-Clozeau.

Il commanda la division de la Jeune Garde en 1814, après la bataille de Brienne quand furent tués le général Decouz et le contre-amiral Baste qui en étaient les précédents commandants ; puis le 6 mars 1814 il prit le commandement des chasseurs à pied de la Garde Impériale.

Il a notamment commandé le 2e régiment de chasseurs à pied de la Garde impériale (Vieille Garde) à Waterloo.

Après ceux bien connus du maréchal Ney (quoiqu'un peu inconsidéré dans son cas) et du général Cambronne, le général Pelet y a montré un comportement souvent qualifié d'héroïque. Notamment lors de la reprise, sur les prussiens de Blücher, du village de Plancenoit par deux bataillons de la Vieille Garde alors placés sous ses ordres directement par l'Empereur. Plus tard, ayant rassemblé autour de lui une poignée d'hommes rescapés de la Vieille Garde et un porte-aigle pour former un dernier carré, isolé au milieu de la cavalerie anglaise, il aurait dit :

« À moi chasseurs de la Vieille Garde, sauvons l'Aigle ou mourons près d'elle ! ».

« Tous les Gardes valides entendant ce cri retournent se rallier autour de leur emblème ». Ce sursaut a eu un effet positif, au cœur de la débandade de la Grande Armée qui a commencé, et où même la Vieille Garde a dû reculer après avoir contenu pendant quelque temps l'avance alliée, puisque « à Plancenoit, où la lutte s'est poursuivie avec un acharnement extraordinaire, deux bataillons de la Vieille Garde [ceux que commande Pelet] ont tenu le village jusqu'à la tombée du jour, permettant le repli des débris [des troupes] du maréchal Lobau ».

Plus tard, promu lieutenant général et directeur du dépôt de la guerre par le gouvernement de Juillet, il introduisit de nombreuses réformes dans le service topographique. Il est en particulier un fervent partisan de la réalisation de la « carte de France » plus connue sous le nom de « carte d'état-major » dont les premières planches paraissent en 1833. Il a également présidé la commission, constituée à la demande de Napoléon III, qui dirigea la publication de la correspondance de Napoléon Ier.

Son nom est gravé sur l'Arc de triomphe de l'Étoile, pilier Est, 19e colonne.