Empire

Général Koutouzov

Référence : GLKOUTOUZOV

Feld Maréchal Russe Mikhaïl Illarionovitch Golenichtchev-Koutouzov, prince de Smolensk, né en 1745 à Saint-Pétersbourg et mort le 28 avril 1813 à Bunzlau en Silésie fut le général en chef des armées de Russie

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Mikhaïl Illarionovitch KOUTOUZOV

 Parmi les glorieux chefs étrangers, adversaires glorieux et compétents au point de tenir en échec les meilleurs soldats de l’Empire, avec parfois un indéniable succès, nous trouvons à plusieurs reprises à la tête de l’Armée russe Mikhaïl Illarionovitch Koutouzov. Ce magnifique soldat débuta sa carrière à la fin du règne de la Grande Catherine, il combattit en Pologne, en Turquie et en Crimée et s’illustra à la bataille d’Otchalov, petit port de la Mer Noire, non loin d’Odessa, où il perdit l’usage de son œil droit. A la suite de la victoire de Matchine, dont il fut le principal artisan, Catherine II, impératrice de toutes les Russies, le nomme ambassadeur à Constantinople. Mais il fallut attendre la fameuse bataille d’Austerlitz pour qu’il soit face à Napoléon et à sa Grande Armée.
C’était un général d’une grande sagesse, qui malheureusement ce jour là, le 2 décembre 1805, fut tenir d’obéir à son maître, le Tzar Alexandre 1er et au chef de l’Etat Major combiné, l’autrichien Weirother. Le fin stratège qu’était Koutouzov avait compris la manœuvre élaborée par Napoléon et il aurait pu éviter le piège qui lui était tendu, s’il avait dû exécuter les ordres suggérés par les bravaches prétentieux de la turbulente noblesse de Saint Petersbourg qui gravitait autour du souverain russe.
Koutouzov, souvent présenté comme un homme de plaisir, aimait le vin et les femmes, avait horreur de se battre : entendons bien qu’il ne manquait pas de courage physique, mais qu’il était un des généraux les plus avares du sang de ses soldats que l’histoire ait connu. Il écrit à Alexandre en reconnaissant le dispositif de l’armée française : « je n’ose pas vous dissimuler, Sire, qu’il est impossible de sacrifier au hasard et de confier le sort de la guerre à une seule bataille : nos troupes, épuisées par les marches forcées, se traînent à peine, passant parfois deux jours sans nourriture ; l’ennemi impressionné par notre nombre, nous laissera sans doute quelques jours de repos. Alors nous pourrons prendre l’offensive ! » Mais les jeunes va t’en guerre qui entourent le Tzar le persuadent de reprendre le combat immédiatement. Le vieux généralissime, le prudent et sage Koutouzov s’incline. On connaît la suite, c’est la victoire totale de l’Empereur et l’adversaire vaincu, le général borgne qui aimait tant ses hommes, s’emploiera à organiser une retraite honorable qui sauvera le plus grand nombre de ses soldats.
Les grognards de la Grande Armée vont avoir à nouveau affaire à lui en 1812 : nommé généralissime par Alexandre, en remplacement de Barclay de Tolly, jugé pusillanime et pas assez « russe », il livre une bataille « inévitable » selon lui pour défendre Moscou ; victoire de la Moskowa pour Napoléon qui campe au Kremlin mais pour Koutouzov, la victoire est sienne et s’appelle Borodino. Elle lui vaut le bâton de Maréchal car il va se retirer en bon ordre avec son armée et obliger les Français à retraiter, en abandonnant la ville en flammes, les poursuivant jusqu’au terrible passage de la Berezina.

Considéré comme le sauveur de la Russie, il est fait prince de Smolensk fin 1812, et décède, épuisé, l’année suivante à Bunzlau en Sibérie.

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